10 questions sur le sommeil

1/ Une bonne nuit, c’est dormir au moins 7 heures

Faux.

Un bon sommeil ne se juge qu’à la qualité du réveil ! C’est se sentir reposé et en forme trente minutes à une heure après s’être levé, passer la journée sans se sentir fatigué ou somnolent, sans problèmes de concentration ou de mémoire. Sinon, cela signifie que nous avons mal dormi, trop ou trop peu et pas au bon moment. Le sommeil est en effet une notion très personnelle, puisqu’il est en partie programmé génétiquement par notre horloge biologique. Cela détermine la tendance à se lever tôt ou à se lever tard et le quota d’heures nécessaires au sommeil réparateur. Si Einstein dormait 11 heures, Napoléon quatre heures et le Français moyen sept heures, bien dormir, c’était avant tout respecter ses propres besoins.

2/ Rêver ne sert à rien

Faux.

Le sommeil paradoxal, qui occupe 25 % de nos nuits, est essentiel ! Les rêves agissent comme soupape de sécurité ce qui permet d’évacuer les contrariétés et les traumatismes. Rêver que vous manquez une réunion importante ou que quelque chose de mal arrive à un être cher vous prépare à faire face à une menace, à une échéance et à atténuer son impact négatif dans la réalité. L’activité cérébrale pendant les rêves est essentielle au développement du cerveau de l’enfant, qui passe huit heures en sommeil paradoxal contre une heure et demie pour les adultes. Dans ces étapes, nous trouvons également un moyen de résoudre le problème.

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3/ L’insomnie signifie une mauvaise nuit 2 à 3 fois par mois

Faux.

C’est un trouble du sommeil lié au stress, un environnement bruyant… On en parleinsomnie, si vous avez du mal à vous endormir ou à vous réveiller la nuit plus de trois jours par semaine et pendant plus d’un mois, et que la qualité de vos journées est altérée.

L’insomnie chronique reflète des troubles qui durent plus de trois mois, souvent associés à une difficulté à gérer les émotions fortes. – positif ou négatif – et introduire une solution inadéquate. Vous devez consulter. Comme dans le cas où le trouble, sans répondre pleinement aux critères de l’insomnie, provoque une souffrance quotidienne. Et cela, quel que soit leur âge : les insomniaques de 20 ans deviennent souvent déprimés à la quarantaine.

4/ Les femmes dorment moins que les hommes

Vérité et mensonges.

Le principal facteur de l’insomnie, l’anxiété affecte également. En revanche, les femmes souffrent clairement de fluctuations hormonales (cycles menstruels, grossesse, ménopause) qui affectent le bon sommeil en augmentant la température interne du corps. C’est aussi la raison pour laquelle il nous est plus difficile de dormir en cas d’infection et de fièvre.

5/ Après 65 ans, vous dormez moins

Faux.

En combinant sommeil nocturne, somnolence et sommeil, on dort comme un jeune adulte. En revanche, le sommeil perd en qualité. Moins d’hormone de croissance est produite et moins de mélatonine, l’hormone du sommeil stimulée par l’obscurité. Le sommeil lent profond, qui représentait 35 % du temps total à 40 ans, chute à 10 %, voire disparaît. Les micro-réveils se multiplient et le sommeil paradoxal se raréfie. Le besoin de dormir apparaît plus tôt, ainsi que le réveil. Des changements provoqués par un rythme moins net du balancier de l’horloge interne (qui, d’ailleurs, n’est plus synchronisé par une activité socioprofessionnelle régulée), mais aussi par des soucis liés à l’âge (douleurs, énurésie répétée, afflux de pensées négatives.. .). Cependant, des techniques et des traitements naturels vous permettront de retrouver un sommeil de qualité.

6/ Les somnifères rendent somnolent

Faux.

Les benzodiazépines agissent comme un anesthésique léger. L’inconscience induite n’a rien à voir avec le sommeil naturel et n’apporte aucun bénéfice. Pire, pris quotidiennement, ils aggravent les troubles cognitifs (perte de mémoire, confusion), augmentent le risque de maladie d’Alzheimer, et leur action myorelaxante peut entraîner des chutes chez les personnes âgées. Il existe d’autres solutions efficaces comme la mélatonine, les plantes et la thérapie comportementale.

7/ Dormir est une perte de temps

Faux.

Oui, le sommeil occupe un tiers de notre vie, mais il est tout aussi important que manger et respirer. S’il est altéré ou régulièrement amputé d’une à deux heures par rapport aux besoins, les risques de diabète, de cancer, d’infections, de maladies cardiovasculaires et de dépression augmentent, les défenses immunitaires et la résistance à la douleur diminuent. Et vous ne rattraperez jamais tout le sommeil perdu en dormant davantage le week-end.

8/ La sieste est un désastre pour les nuits

Vérité et mensonges.

Il fait partie des plaisirs de l’été et peut trouver sa place toute l’année s’il est bien fait. Ceci est essentiel pour les bébés et ne perturbe pas le sommeil d’une nuit tant qu’il est fait dans l’obscurité.

Pour les adultes qui ont le sommeil léger (quatre à six heures du soir), elle aussi nécessaire pour rétablir la vigilance et ne nuit pas au rythme biologique, tant qu’il ne dépasse pas vingt minutes. Il en va de même pour les insomniaques et les seniors dont les nuits sont très fragmentées.

Longues siestes (un cycle entier ou même deux) peut être pratiquée sans risque en cas de réelle dette de sommeil (nuit blanche) ou si elle n’altère pas la qualité de la nuit et du lendemain. Le besoin de faire la sieste est aussi culturel et inscrit dans les gènes en Espagne !

9/ On maigrit en dormant

Réel.

Fait en dormant la leptine, une hormone issue des graisses stockées dans notre tissu adipeux, active le système de satiété et suspend la ghréline, l’hormone de l’appétit. Il augmente la dépense énergétique, ce qui explique une perte de poids plus facile pendant le sommeil. Mieux : dormir une heure de plus chaque nuit réduit l’apport calorique d’environ 300 kcal chaque jour. C’est exactement ce qu’a montré une étude scientifique américaine* menée sur des personnes en surpoids qui ne dormaient initialement que six heures et demie par nuit…

* Publié en février dans Jama Internal Medicine.

10/ Le sommeil fait grandir

Réel.

C’est en effet ainsi pendant le sommeil lent profond, qui survient principalement pendant les trois premières heures de la nuit, l’hormone de croissance est sécrétée. Alors dormir fait bien grandir, et dormir avant minuit compte double ! Chez l’adulte, l’hormone de croissance sécrétée tout au long de la vie permet une meilleure guérison, archivage et mémorisation, repos mental… L’équation est la suivante : sommeil lent profond équivaut à sommeil réparateur.

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