Adénome hypophysaire : causes, symptômes et traitement

Vérifié le 29/07/2022 PasseportSanté

L’adénome hypophysaire est une tumeur bénigne de l’hypophyse, une glande située à la base du crâne. Elle peut prendre différentes formes, le plus souvent elle affecte la sécrétion d’une ou plusieurs hormones dans l’organisme. Les symptômes dépendent de l’hormone dont la sécrétion est affectée. Son traitement est le plus souvent chirurgical.

Qu’est-ce qu’un adénome hypophysaire ?

Un adénome hypophysaire est une lésion bénigne ou une tumeur qui se développe dans l’hypophyse. L’hypophyse est une petite glande située dans la tête, à la base du crâne.

Il est responsable du contrôle de la sécrétion de nombreuses hormones dans le corps telles que :

  • cortisol;
  • les hormones thyroïdiennes;
  • hormone de croissance;
  • prolactine;
  • hormones sexuelles;
  • l’ocytocine;
  • hormone antidiurétique.

Ils sont ensuite transportés par la circulation sanguine du lieu de leur sécrétion vers divers organes, où ils agissent.

L’adénome hypophysaire touche 4 personnes sur 100 000, mais son incidence est en augmentation. Elle touche 10 à 20 % des tumeurs intracrâniennes chez l’adulte. C’est une tumeur rare chez l’enfant. L’adénome hypophysaire se développe généralement entre 30 et 60 ans. Dans la grande majorité des cas, un adénome hypophysaire traité se développera bien.

Selon sa localisation, un adénome hypophysaire peut augmenter ou diminuer la sécrétion de certaines hormones, telles que :

  • prolactine;
  • hormone de croissance;
  • ACTH (hormone adrénocorticotrope);
  • cortisol;
  • TSH (hormone thyroïdienne).

Il existe différents types d’adénomes hypophysaires. Les plus courantes sont les suivantes :

  • Adénome à prolactine, qui représente 60 % des adénomes ;
  • L’adénome somatotrope, responsable d’une sécrétion excessive d’hormone de croissance, représente 13 % des cas ;
  • L’adénome cortocytrope, responsable d’une sécrétion excessive d’ACTH, représente 6 % des cas ;
  • Un adénome thyrotrophique entraînant une sécrétion excessive de TSH est très rare (moins de 1 % des cas) ;
  • L’adénome non disséquant représente 30 % des adénomes.

Un adénome hypophysaire est souvent découvert fortuitement lors d’un scanner cérébral ou d’une IRM réalisée pour une autre raison. Elle peut aussi se voir en cas de surproduction de certaines hormones ou si elle comprime des structures voisines comme le nerf optique.

Quelles sont les causes de l’adénome hypophysaire ?

Les causes du développement de l’adénome hypophysaire sont encore inconnues, à l’exception de celles qui surviennent en relation avec des maladies génétiques.

Quels sont les symptômes d’un adénome hypophysaire ?

Les symptômes d’un adénome hypophysaire dépendent de sa nature et de sa localisation. Dans certains cas, un adénome hypophysaire peut être asymptomatique.

Des lésions oculaires peuvent survenir ; soit une diminution de l’acuité visuelle, soit une modification de la vision si la tumeur appuie sur le nerf optique (qui se trouve près de l’hypophyse).

Les patients peuvent subir des changements hormonaux à la hausse ou à la baisse, selon l’hormone affectée par l’adénome. Selon l’hormone affectée, les symptômes varient.

Une sécrétion excessive de prolactine chez l’homme entraîne des troubles sexuels et le développement des glandes mammaires. Chez la femme, il peut provoquer des troubles menstruels tels que l’aménorrhée (absence de règles) ainsi que l’écoulement du lait maternel (galactorrhée).

Une sécrétion excessive d’hormone de croissance peut entraîner des changements physiques tels qu’une augmentation de la taille des mains, des pieds, du nez ou même de la langue. Ils peuvent être associés à la survenue de :

  • Diabète;
  • hypertension artérielle;
  • apnée du sommeil;
  • syndrome du canal carpien;
  • ou des manifestations rhumatologiques entraînant des douleurs articulaires.

syndrome de Cushing

La sécrétion excessive d’ACTH et de cortisol est appelée syndrome de Cushing. Cela peut causer :

  • gain de poids abdominal;
  • hypertension artérielle;
  • Diabète;
  • atrophie du quadriceps;
  • voire une altération de la peau (plus douce, plus rouge, apparition de vergetures abdominales).

Sécrétion excessive de TSH

Une sécrétion excessive de TSH aura les mêmes symptômes que l’hyperthyroïdie :

  • rythme cardiaque augmenté;
  • perte de poids;
  • anxiété ;
  • fatigue chronique.

Dans le cas d’une diminution de la sécrétion de certaines hormones, elle affecte souvent plusieurs hormones à la fois. Dans ce cas, les symptômes possibles sont :

  • asthénie;
  • pâleur;
  • troubles sexuels;
  • troubles menstruels;
  • augmentation de la soif;
  • de grandes quantités d’urine claire.

Plusieurs professionnels de santé sont impliqués dans la décision thérapeutique : neurochirurgien, endocrinologue, radiologue. Dans certains cas, si l’adénome hypophysaire est asymptomatique, sans traitement hormonal, et pas trop volumineux, une simple surveillance peut suffire.

Un adénome à prolactine est un cas particulier où le traitement de première intention est médicamenteux, quelle que soit la taille de l’adénome.

Dans presque tous les autres cas, le traitement suggéré sera la chirurgie. L’opération est réalisée par le nez (endoscopique endonasale). Il s’agit d’une chirurgie mini-invasive qui ne laisse aucune cicatrice. Elle peut également être réalisée par voie crânienne, en fonction de la taille de l’adénome hypophysaire.

Une hormonothérapie peut également être proposée au patient afin de la compléter en cas de diminution de la sécrétion de certaines hormones.

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