Apprendre à mieux vivre avec le diabète de type 2

Quand nous sommes sous

Si vous êtes diabétique, vous risquez de développer des complications secondaires telles que des maladies cardiovasculaires, des complications oculaires, rénales et autres. Pour aider les personnes atteintes de diabète de type 2, le programme Diafit du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNE) leur sera proposé à partir de septembre.

Il a été développé en trois mois par des diabétologues et spécialistes de l’activité physique germanophones et francophones. Parmi eux le Dr. Humberto Delgado Velez, diabétologue et endocrinologue du RHNE. Maintenance.

Quel est le challenge de Diafit ?

Le traitement du diabète de type 2 s’articule essentiellement autour de trois axes : l’alimentation, l’activité physique et la médication. Cependant, nous constatons souvent qu’un grand pourcentage de personnes atteintes de diabète sont plus sédentaires qu’une grande partie de la population ailleurs. D’où l’idée de leur proposer un programme d’activité physique sur mesure avec un accompagnement thérapeutique.

L’objectif est de les aider à trouver des activités ludiques et source de plaisir. Nous essayons d’amener ces personnes à accepter l’activité physique ou à la redécouvrir. La force du programme réside dans le fait qu’il crée une dynamique de groupe avec une meilleure adhésion thérapeutique.

Avez-vous des commentaires des hôpitaux où le programme a été introduit?

Certainement et ils sont très positifs ! Ces 36 séances, animées par un professionnel du sport – qu’il soit kinésithérapeute ou professeur d’éducation physique – pendant 12 semaines, se sont avérées avoir des effets bénéfiques, tant sur l’équilibre du diabète, qui ne fait qu’améliorer la qualité de vie. Les effets sont également positifs en ce qui concerne la prévention des complications secondaires.

Diafit vise à encourager les participants à développer des comportements autonomes face à l’activité physique afin qu’ils puissent continuer à le faire eux-mêmes. Nous avons remarqué qu’à la fin du programme, de nombreux patients se coordonnaient pour continuer les séances ensemble.

En tant que membre du Comité Romand, vous avez participé au développement de Diafit. De quoi parle le projet?

Les cours de sport de trois semaines comprennent la marche, le fitness et l’aquagym. C’est un mix personnalisé où l’on travaille tout, avec intensité et endurance. Nous effectuerons toujours un examen médical au préalable pour nous assurer que l’état du patient correspond aux différentes activités proposées. Cet examen est essentiellement réalisé par le médecin traitant, qui reste le clerc du patient. Durant le programme, elle a l’opportunité de voir une aide-soignante accréditée qui fait partie de l’équipe. Au bout de douze semaines, un nouveau bilan est réalisé pour évaluer l’impact de la séance sur la santé du participant.

Parallèlement, les patients suivent des cours d’éducation thérapeutique pour prendre conscience de la nécessité d’une alimentation équilibrée, les aider à gérer leur stress ou les alerter sur les moyens d’améliorer leur hygiène de vie. L’encadrement est assuré par une équipe interdisciplinaire composée d’une infirmière spécialisée en diabète, d’un nutritionniste, d’un kinésithérapeute ou éducateur sportif et d’un diabétologue.

Le programme s’adresse à tous les diabétiques de type 2 ?

Oui, il est destiné à tous les patients quel que soit leur âge. Les contre-indications sont rares. Le programme est toujours adapté aux capacités de chacun : l’intensité et le rythme de la séance sont personnalisés. Dans la mesure où le mouvement fait partie de la prise en charge globale, il a un effet bénéfique sur le risque cardiovasculaire et le bien-être.

De plus, les preuves scientifiques actuelles suggèrent qu’une personne atteinte de diabète de type 2 qui a été diagnostiquée dans un passé récent peut espérer réduire ou même éliminer sa médication en adoptant une alimentation équilibrée combinée à une activité physique régulière.

À quelle fréquence devez-vous faire de l’exercice ?

Nous préconisons 45 à 60 minutes, trois fois par semaine soit l’équivalent d’une dépense énergétique 1500-2000 kcal/semaine, que l’on soit diabétique ou non… L’OMS recommande les fameux 10 000 pas de la vie quotidienne, mais c’est un objectif très difficile pour la plupart d’entre nous à réaliser spontanément ! Notre société est de plus en plus sédentaire et obésitogène, ce qui entraîne une augmentation constante de l’obésité, du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. Le diabète de type 2 est en augmentation dans le monde, y compris dans les pays en développement. La maladie et ses complications sont aujourd’hui devenues un problème majeur de santé publique.

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