Cœur

En ce qui concerne le mode de vie, l’âge et les antécédents familiaux, les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires sont bien connus. Mais la Belgique ne brille pas dans la prévention.

“Rien n’est impossible dans un cœur courageux.” La devise de Jacques Coeur, grand trésorier du royaume de France au XIVe siècle, faisait référence au courage qui permet de surmonter toutes les épreuves. Donnons au terme un sens organique pour rappeler que les maladies cardiaques peuvent entraîner une limitation de l’activité et provoquer des douleurs, un essoufflement, de l’anxiété, des évanouissements.

Les pathologies cardiovasculaires affectent non seulement la qualité de vie, mais sont également la cause la plus fréquente de décès dans les pays développés. “En Belgique, ils représentent 22.000 hospitalisations et 30.000 décès par an”, précise Antoine Bondue, chef du service de cardiologie à l’hôpital Erasme. En 2021, comme en 2020, elles étaient la principale cause de décès dans notre pays devant les tumeurs et les maladies de l’appareil respiratoire.

LES FEMMES AUSSI

“La maladie cardiovasculaire est encore considérée comme une pathologie masculine, alors qu’en Belgique et dans le monde elle est la première cause de décès chez la femme avant le cancer du sein”, précise Sandrine Daoud, directrice de la Ligue belge de cardiologie. En quinze ans, le pourcentage de femmes de moins de 50 ans victimes d’un infarctus a triplé. Les femmes d’aujourd’hui ont les mêmes comportements à risque que les hommes. Le nombre de jeunes fumeurs a explosé et les femmes sont plus qu’avant confrontées au stress professionnel.

Une enquête américaine révèle que les femmes qui ont eu une crise cardiaque sont 27 % moins susceptibles de bénéficier de la RCR que les hommes. “Parce qu’il y a une réticence à toucher la poitrine d’un inconnu, mais aussi parce que le grand public croit à tort que les crises cardiaques touchent moins de femmes que d’hommes”, explique Sandrine Daoudová.

TERRASSE VICTOIRE

Près de 80 % des maladies cardiovasculaires sont liées au mode de vie. Outre l’âge et les antécédents familiaux, les principaux facteurs de risque sont l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète de type II. physique, l’obésité, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, l’inactivité physique, le stress et la dépression. La prévention des maladies cardiovasculaires repose donc sur l’arrêt du tabac, une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Qui se résume par le mnémonique 0-5-30 : 0 cigarette, 5 portions de fruits et légumes par jour et 30 minutes par jour de marche, vélo, gymnastique…

“J’encourage les enfants à demander à leurs parents qui fument d’arrêter de fumer en leur présence, car le tabagisme passif fait aussi des dégâts”, prévient Sandrine Daoud. Mon autre conseil préventif : se débarrasser du sel, qui provoque l’hypertension, et éviter les sodas, qui abîment les artères. Réduire le taux de “mauvais cholestérol” consiste à remplacer les acides gras saturés, présents principalement dans les viandes grasses, les laitages et les plats cuisinés (pizzas, quiches, viennoiseries, viennoiseries, biscuits, etc.), par des acides gras insaturés, principale source de qui sont fous. , graines (lin, chia, chanvre) et poissons gras (saumon, sardines, hareng, maquereau, etc.).

CONSULTER

“Les facteurs de risque sont clairement identifiés”, reconnaît le Dr. Obligation. Pourtant, peu de personnes en Belgique connaissent leur tension artérielle, leur taux de cholestérol et de sucre dans le sang. Ceux qui présentent une combinaison de facteurs de risque, y compris l’hérédité, devraient consulter leur médecin, se faire diagnostiquer et recevoir un traitement.

Même les personnes qui présentent des symptômes comme des douleurs thoraciques ou des troubles du rythme cardiaque tardent à consulter, note le cardiologue. « Mes patients qui ont eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral voient souvent l’attaque comme un coup de tonnerre ! Le dépistage du cancer s’est développé, pas le dépistage cardiovasculaire, et les maladies cardiaques sont plus évitables que le cancer. Les pouvoirs publics ont une grande responsabilité : la Belgique est à la traîne en matière de prévention des maladies cardiaques.

Données

30 juin. POUMONS

7 juillet. FOIE

28 juillet REINS

4 août CŒURS

11 août. GUTS

18 août CERVEAU

Tous les épisodes de notre série sont à retrouver sur levif.be

75

En Belgique, environ 75 transplantations cardiaques sont réalisées annuellement (une moyenne qui a diminué pendant la crise sanitaire), alors que près de 250.000 Belges souffrent d’insuffisance cardiaque.

DÉCOUVERTE

Les yeux, miroir du coeur

Des scientifiques de la KULeuven ont développé une intelligence artificielle (IA) capable d’interpréter les scans rétiniens. Selon eux, cette technique permet de prédire le risque d’infarctus avec une précision de 70% à 80%. Un dépistage automatisé avec cette IA serait donc utile pour identifier et cibler les patients à haut risque.

Pour le prochain

Prenez VOTRE CŒUR À CŒUR

Comment protéger son cœur et ses artères ? Prévenir les maladies cardiovasculaires et leurs complications ? Gérer leurs facteurs de risque ? Prenez votre cœur à cœur (éd. Odile Jacob, 2021) associe les compétences et l’expérience de deux médecins, Jacques Fricker, nutritionniste, et Patrick Assyag, cardiologue.

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