Du végétarisme au flexitarisme : on grille ces régimes tendances

Les Français, notamment les plus jeunes, sont de plus en plus nombreux et deviennent non seulement végétariens, mais aussi végétaliens, flexitariens, pescetariens… Ne jetez pas ! Quels sont ces régimes à la mode, leurs bienfaits pour la santé, les précautions à prendre ? Nous vous avons préparé un aperçu.

Le végétarisme à différentes sauces

et végétarisme, c’est la recette de base, connue de tous. C’est une pratique alimentaire ancienne qui consiste à exclure la viande animale de l’alimentation. Mais les végétariens s’autorisent des produits d’animaux à poils, à plumes et à écailles, comme les œufs. D’autres régimes, plus récents et donc moins connus, s’inspirent de ce régime et le rejettent à différentes sauces. C’est sacrément mince chez les végétaliens, qui suppriment tous les produits d’origine animale, morts et vivants (y compris le miel). Et cela peut aller encore plus loin, puisque certains adeptes pochent des produits de leurs repas, dont la production comprend de la caséine, de la colle de poisson et autre charbon d’os (ouais, mais une bonne vue est nécessaire pour lire les ingrédients).

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et véganisme elle pousse le bouchon sur toutes les pratiques de consommation, notamment trop loin pour la majorité de la population. Aussi appelé “véganisme intégral”, il exclut les matières animales de la garde-robe – par exemple, la laine, le cuir.

La rage animale des végétaliens est la cruauté envers les animaux. Beurk ! D’autres modes, en revanche, assouplissent les restrictions.

et flexitarisme, très récent, permet quelques exceptions ponctuelles. L’origine de ce mot-valise annonce la couleur : il mélange “souple” et “végétarien”. C’est à chacun de se mesurer, surtout quand on est en compagnie : ajustez l’alimentation commune à chacun, rien de pire qui empoisonne l’ambiance.

Aussi moins restrictif : pescétarisme. Dérivé étymologiquement de poisson, en latin. Les pescétariens mangent la chair des animaux marins et aquatiques, des poissons, des coquillages et des crustacés. Rien de nouveau sous le soleil : une pratique catholique traditionnelle du vendredi, c’était aussi celle qui caractérisait l’alimentation de nos « ancêtres » les Cathares.

Sachez qu’il existe d’autres régimes : le frugivorisme ou frugivorisme (manger des fruits et légumes que l’on peut récolter “sans nuire à la plante”), ou le végétarisme cru (ne pas chauffer les aliments à plus de 48 degrés). Mais là on est proche de l’indigestion. Il n’est pas interdit de gaver ces membres.

Des carences qui ne doivent pas être nourries

Être végétarien ne présente pas de risque de carence nutritionnelle si vous diversifiez votre consommation. Une recette immuable, même chez les omnivores. Bien sûr, c’est plus compliqué avec les végétaliens. On pense surtout au manque de protéines. Pour l’éviter, privilégiez les légumineuses : les haricots secs et les lentilles en contiennent jusqu’à 24 %, le soja jusqu’à 35 %. En revanche, la viande rouge contient 17 % de protéines.

Il y a plusieurs “steaks” de légumes et autres dérivés sur les étagères qui illustrent autant d’aliments qui ne sont pas dégueulasses. L’apport en lipides – grâce aux huiles végétales – ni l’apport en glucides – les fruits en regorgent, avec des sucres dits “simples”.

Plus problématique : l’apport en vitamines. Pas de problème a priori, pour la vitamine A ou C, très présente dans les végétaux. Ni – dans une moindre mesure – pour le D provoqué par notre soleil du sud. Cependant, les végétaliens qui évitent les produits laitiers ou à base d’œufs doivent trouver une source de vitamine B : peu de plantes en contiennent suffisamment. Une carence peut être nocive pour l’organisme, avec fatigue, troubles digestifs ou neurologiques.

Vous pouvez compenser avec un complément alimentaire, mais il faut être très prudent. Et évitez absolument ce type de régime pendant la grossesse et l’allaitement. Les minéraux restent, à commencer par le calcium. Ce synonyme de produits laitiers animaux… Il est présent dans les parties feuillues de toutes les plantes, par exemple dans les épinards, ou dans certains fruits comme les figues. Mais la cerise sur le gâteau, c’est l’amande.

Postes dans lesquels il faut travailler

Des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines, des minéraux et une pointe de fibres pour tout absorber : c’est la recette d’une alimentation saine. Une alimentation végétarienne bien équilibrée associe ces bienfaits nutritionnels à des fruits et légumes riches en vitamines et en fibres, à des féculents complets… et à une réduction des graisses animales.

Les bienfaits pour la santé sont avérés : réduction des maladies cardiovasculaires ou du diabète, réduction du risque de mortalité par rapport aux amateurs de viande. Les protéines animales sont aussi de grandes consommatrices d’énergie fossile, huit fois plus que les protéines végétales. Les réduire profite également à la santé de la planète. Non négligeable. Pour vous aider, regardez le nutri-score, évitez les produits transformés, veillez à acheter des marques de qualité.

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