L’été sous haute tension aux urgences Émile-Roux du Puy-en-Velay

Les animations du Centre Hospitalier Émile-Roux du Puy-en-Velay vont-elles fermer cet été ? “Tous les scénarios sont envisagés pour éviter cela. C’est la seule réponse officielle qui puisse être donnée jusqu’à présent… Une situation qui va rendre tout le monde incontrôlable, à commencer par le personnel auquel on ajoute du stress.”

Tout était flou…

Selon nos informations, une zone d’hospitalisation de courte durée a été fermée cette semaine, qui accepte des patients venant des urgences et qui doivent rester en observation afin de libérer du temps du personnel. Les patients sont désormais envoyés dans différents services en attendant leur sortie. “C’est sans danger pour les urgences pour l’instant”, précise l’employé. Nous craignons que si d’autres services ne sont pas en mesure d’accueillir ces patients, ils resteront aux urgences toute la journée et le service sera encore plus bloqué. »

“Le problème, c’est que les intérimaires d’urgence s’en prennent à ceux qui font l’offre la plus élevée, et certains leur proposent 3 000 euros pour 24 heures, dans le cas du Puy c’est 824 euros. »

Mais personne ne peut encore prédire si la situation va en rester là ou si la situation risque de s’aggraver au cours de l’été. Et pour cause, les urgences fonctionnent un peu partout en France depuis plusieurs années maintenant.

. Cela signifie que certains médecins urgentistes ne sont liés à aucun employeur et assurent un service d’urgence 24 heures sur 24 dans divers établissements.

“Le problème, c’est qu’ils font l’offre la plus élevée et certains leur proposent 3 000 euros pour 24 heures, pour Le Puy c’est 824 euros. Sans compter que le centre hospitalier n’est pas un hôpital d’enseignement et est situé dans une petite commune rurale, ce qui peut avoir un impact négatif sur son attractivité auprès des jeunes.Alors comment être sûr que neuf médecins (sur 18 équivalents temps plein) seront présents chaque jour d’été ? Les arrêts maladie arrivent vite, surtout dans ces services, où ça « éclate dans tous les sens » et où les médecins sont aussi victimes de burn-out. Un appel à médecins a été lancé et, selon nos informations, les médecins de l’hôpital de Brioude ont déjà été sollicités pour onze gardes à l’été.

Photo d’illustration par Jérémie Fulleringer.

Sans véritable préavis de la part de la direction de l’hôpital, le personnel hospitalier imagine ce qui pourrait être fait si les médecins manquaient l’appel. “On pourrait fermer le circuit court qui s’occupe de la ‘bobologie’, car cette ligne n’est pas prioritaire, comme il le pense. La réception de nuit devrait alors être fermée. Et le pire scénario serait la fermeture complète du service et l’orientation des patients vers un service voisin, à Saint-Étienne, Firmina ou Clermont-Ferrand. Ils espèrent trouver une solution qui durera tout l’été, la situation n’étant pas spécifique à la Haute-Loire…Dévouement illimité

Photo d’illustration par Jérémie Fulleringer.
Une perspective qui inquiète les soignants qui se mettent en grève depuis plus de 445 jours pour dénoncer leurs conditions de travail. « La situation est vraiment compliquée pour nous… Ça rajoute encore plus de stress ! “, se lamente le soignant.

En particulier, ce personnel, dont le dévouement n’est plus à prouver, craint les risques que cela ferait peser sur la population. « Nous sommes un phare la nuit ! Avec le nombre d’habitants et l’afflux de touristes que nous avons chaque été, un service d’urgence est vraiment nécessaire. On ne veut pas que les gens qui doivent passer par les ministères soient ramassés. Sans parler de l’impact que cela aurait sur les services d’urgence et les ambulances, qui perdraient du temps sur les routes.

Les équipes sont à nouveau prêtes à se retrousser les manches et à tout mettre en œuvre pour maintenir la continuité de service. Les équipes de direction s’adaptent au jour le jour. Les médecins restent mobilisés, prêts à continuer à travailler les jours de repos “malgré l’épuisement”, “dans l’intérêt de soigner la population”. Mais à quel prix ? “C’est à cause de leur propre santé.”

Jeanne Le Borgne et Ophélie Crémillieux

Les inquiétudes aujourd’hui se portent surtout sur les médecins, mais tout le personnel travaille sous tension.

Au Puy, deux alternatives aux urgences
Au Puy-en-Velay, il existe deux solutions d’urgence alternatives pour le Centre Hospitalier Émile-Roux pour “circuit court” ou “bobologie”, mais celles-ci ne sont pas ouvertes la nuit…
Face à la dégradation du service public et craignant de passer plusieurs heures à attendre les soins d’urgence (en région Auvergne-Rhône-Alpes en moyenne 4h15), de nombreux usagers se tournent désormais vers Bon-Secures et son pôle médical pour soins immédiats (CMSI). Il a ouvert en décembre 2020 et vise à “renforcer l’offre médicale entre médecine de ville et médecine d’urgence”. Grâce à son plateau technique (analyses biologiques et imagerie), il permet la prise en charge des pathologies bénignes telles que les entorses, les fractures, les accidents du sport et du travail, les sciatiques, les allergies, les problèmes infectieux ORL et respiratoires, les brûlures légères, etc. relève de la “bobologie”. Le service est ouvert tous les jours de 8h à 20h, y compris les week-ends et jours fériés sans commande.

Le Centre médical du Puy-en-Velay, qui travaille avec des médecins généralistes, est également très prisé pour ces “petites urgences”. Cependant, s’il a l’avantage d’être ouvert du lundi au vendredi de 20h00 à minuit, le samedi de midi à minuit et le dimanche de 8h00 à minuit, le centre médical est également fermé la nuit.

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