Quel est le traitement de l’ostéoporose sévère ?

Définition : qu’est-ce que l’ostéoporose ?

L’l’ostéoporose est une maladie osseuse caractérisée par réduction de la quantité et de la qualité du tissu osseux avec modification de sa microarchitecture, ce qui augmente le risque de fractures. Cette pathologie, dont la fréquence augmente avec l’âge, est asymptomatique avant la survenue d’une ou plusieurs fractures survenues sans contexte traumatique grave. Ça concerne deux à trois fois plus de femmes que d’hommessurtout après ménopause. “L’os est un tissu vivant et ses cellules se renouvellent en permanence, notamment sous l’influence des œstrogènes, qui entretiennent ce renouvellement osseux”, explique le Dr. Pizzuti. Ménopause ce qui entraîne une diminution de la production d’oestrogène qui accélérer le processus perte de densité osseuse.

Symptômes : Quels sont les symptômes de l’ostéoporose et peut-elle causer de la douleur ?

Le problème de l’ostéoporose qui en fait une maladie grave, même si elle peut être bénigne si elle est traitée tôt, c’est qu’elle ne cause pas initialement aucun symptôme. La perte osseuse est sans douleurbien sûr, sauf en cas de fracture – auquel cas la douleur sera associée à une fracture causée par l’ostéoporose.

Seuil d’ostéoporose : quand peut-on parler d’ostéoporose sévère ?

Il existe deux façons d’évaluer la gravité de l’ostéoporose : le T-score déterminé par des critères densitométriques et l’historique de la fracture.

Score T

Un test de diagnostic de l’ostéoporose est La densitométrie osseusee, qui mesure la densité minérale osseuse, c’est-à-dire la quantité de calcium présente dans les os. Les résultats de cet examen sont appelés scores T et sont comparés à la densité osseuse d’une population de référence de jeunes adultes.

Pr Cortet, rhumatologue : On parle d’ostéoporose sévère lorsque le score T est inférieur à -3, soit environ 30 % en dessous de la moyenne des femmes de 20 ans.

Fractures ostéoporotiques : historique des fractures

La OS cassés liée à la perte de densité osseuse explique toute la gravité de la maladie ostéoporotique. Ce sont donc eux qui signent in fine le diagnostic d’ostéoporose sévère aux endroits cités plus haut (hanches, vertèbres, etc.). Lorsqu’une fracture ostéoporotique est détectée, cette fois le patient se voit prescrire – et payer – une ostéodensitométrie. C’est ce qu’on appelle aussi l’ostéoporose sévère. lorsque le patient a au moins une fracture et un T-score inférieur à -2,5.

Risques d’ostéoporose sévère : est-ce grave ?

L’ostéoporose doit être prise au sérieux car elle est les complications peuvent être graves et réduire l’espérance de vie. « L’ostéoporose est une maladie dont la fréquence et la gravité sont sous-estimées car elle évolue silencieusement : s’il n’y a pas de fracture, elle peut se développer et atteindre un degré de gravité important sans être remarquée. C’est pourquoi la prévention est importante” souligne le spécialiste.

Fracture du col du fémur et troubles musculo-squelettiques

Le principal risque d’ostéoporose est fracture ostéoporotique, associée à un affaiblissement de la structure squelettique et après un traumatisme mineur. Les fractures sont les plus fréquentes hanches (col du fémur), humérus proximal (épaule), bolde vertèbre et plus de côtes. Ainsi, il a été montré que ces fractures chez les personnes âgées augmentait le risque de décès de 20 à 30 % dans l’année suivant l’événement.
De plus, ils sont presque toujours à l’origine de troubles musculo-squelettiques. “25 à 50% les personnes âgées qui ont une fracture de la hanche conservent une incapacité importante et devra être institutionnalisé» insiste le Pr Cortet, qui insiste sur l’enjeu de santé publique du diagnostic précoce de l’ostéoporose.
Le Dr Pizzuti regrette égalementmanque de dépistage en France aujourd’hui, ainsi que non-paiement systématique de plus de 60 ans, ostéodensitométrie par l’assurance maladie, qui est pourtant le seul examen permettant un diagnostic précoce de l’ostéoporose. L’examen n’est pris en charge que dans certaines situations et, paradoxalement, est de moins en moins prescrit en raison des conditions complexes de remboursement par l’assurance maladie.

“Depuis dix ans, on assiste à une prise en charge encore insuffisante de l’ostéoporose”, regrette le professeur Cortet.

La survenue d’une fracture ostéoporotique sévère nécessite un traitement anti-ostéoporotique. En fait : cela ne se fait que 12% du temps !

Ça existe plusieurs traitements l’ostéoporose, dont les mécanismes d’action et les modes d’administration diffèrent. “Il peut suivre un traitement bloqué ou être administré voie d’injection, soit en infusion une fois par an soit en injection sous-cutanée tous les 6 mois », explique le professeur Cortet.
Un traitement par injection spécifique doit être mentionné tériparatide. C’est un anabolisant osseux qui permet ainsi le “remodelage osseux”. Cependant, il est réservé aux personnes souffrant d’ostéoporose sévère qu’elles ont déjà provoquées au moins 2 fractures vertébrales.

Les deux traitements par injection les plus couramment utilisés sont :

Acide zolédronique : qui fait partie de la classe des bisphosphonates, qui sont les médicaments les plus couramment prescrits pour l’ostéoporose

dénosumab (commercialisé sous le nom de Prolia) : qui est un traitement de deuxième ligne des bisphosphonates.

Peut-on restaurer la densité osseuse ?

L’objectif du traitement anti-ostéoporotique est de limiter au maximum l’incidence des fractures de fragilité. “Globalement, la plupart des traitements n’améliorent que légèrement la densité minérale osseuse après 2 à 3 ans réduire le risque de fractures de 50 à 70% notamment les vertèbres, et le risque de fracture de la hanche d’environ 50 % par rapport au placebo », précise le professeur Cortet. L’intérêt du contrôle densitométrique après 2 à 3 ans est donc avant tout de s’assurer qu’il n’y a pas de perte de masse osseuse accélérée.

“En revanche, avec des traitements osseux anabolisants comme la tériparatide, on peut s’attendre à une une augmentation de la masse osseuse d’environ 10% après 18 mois de traitementce qui correspond à une réduction du risque de fracture vertébrale par rapport au placebo d’environ 65%”, ajoute le spécialiste, notant que c’est le seul traitement qui augmente autant la densité minérale osseuse.

Bien que l’ostéoporose soit une pathologie dont la fréquence augmente avec l’âge, ce n’est pas mortel. Son apparition peut être évitée en prenant un certain nombre de mesures préventives :

– UN nourrir équilibré, à la fois riche en calciumdans Vitamine D– qui permet une bonne fixation du calcium sur les os – mais aussi dans protéines, est nécessaire pour limiter la déminéralisation osseuse. “Les personnes âgées sont très souvent carencées en protéines, qui sont un nutriment essentiel à la qualité des os”, rappelle le professeur Cortet. Si les besoins en vitamine D et en calcium ne peuvent être couverts par les apports alimentaires, une supplémentation en vitamines et en calcium peut être proposée.

traitement hormonal de la ménopause (TSH ou THM); Étant donné que le renouvellement osseux se produit principalement par le biais des œstrogènes, le début de la ménopause est un facteur de risque de déminéralisation osseuse. La prise de TSH à la ménopause peut être appropriée car elle restaure les réserves d’oestrogènes organisme. “Bien sûr, il faut d’abord évaluer le rapport bénéfice-risque et vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications : antécédent de cancer du sein ou risques cardiovasculaires avérés”, explique le rhumatologue, qui précise toutefois que s’il y a bien une augmentation discrète de le risque de cancer du sein avec un traitement hormonal, ils sont aussi moins graves car ils sont généralement diagnostiqués rapidement. Les femmes sous THM bénéficient vraiment d’une surveillance accrue. En fin de compte, ce traitement n’est possible que chez les femmes récemment ménopausées.

Activité physique : Maintenir une activité physique est essentiel pour maintenir le capital osseux. Le sport permet de maintenir et même de renforcer la densité osseuse, mais aussi d’améliorer l’équilibre et la posture. Dans ce cadre, il convient de privilégier les activités « en appui » (course à pied, marche nordique, tennis, etc.)

Limitez votre consommation d’alcool : L’excès d’alcool a tendance à diminuer la densité minérale osseuse et augmenter le risque de fractures,

le tabac est aussi un facteur aggravant, et sevrage tabagique il est donc fortement recommandé de

– Maintenir poids dans les normes sanitaires : L’insuffisance pondérale, ainsi que le surpoids, sont des facteurs de risque de fractures. ET Indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 19 il est donc associé à un plus grand risque d’ostéoporose, lié à un manque de tissu musculaire. Au contraire, les personnes obèses (IMC supérieur à 30) ont également un risque accru de certaines fractures (cheville, jambe, humérus, etc.), principalement en raison deun excès de cellules graisseuses stockées dans les os.

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