Rapport du GIEC : Il est temps (plus que jamais) de s’occuper de…

Les conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont claires : le monde va mal. Voire très mauvais, car “il sera exposé à de nombreux risques climatiques inéluctables avec un réchauffement climatique de 1,5 degré au cours des deux prochaines décennies” et que “dépasser ce niveau, même temporairement, entraînera d’autres conséquences graves, dont certaines seront irréversible”. Effrayant, bien sûr. Dans son nouveau rapport, publié le 28 février 2022, qui aborde spécifiquement les effets déjà observables ou à venir des hausses et des adaptations de la température mondiale, le GIEC insiste sur le fait que, même si “les demi-mesures ne sont plus possibles”, il n’y a pas (encore) trop en retard. Tour d’horizon en 4 points…

Biodiversité

Problèmes Selon le GIEC, le réchauffement climatique (+1,09°C en 2021), les événements climatiques extrêmes, la montée du niveau de la mer ou encore les feux de forêt ont entraîné le déplacement ou l’extinction d’animaux ou de végétaux. Il est clair que le changement climatique a entraîné une perturbation généralisée des écosystèmes terrestres, marins et d’eau douce dans toutes les régions du monde. Or, tant cette modification que la perte de biodiversité ont des implications pour les sociétés humaines : la disparition des habitats naturels fait converger les espèces et les humains, ce qui favorise par exemple les zoonoses (transmission de maladies entre l’animal et l’homme). Entre autres, des problèmes.

Solution Pour protéger les écosystèmes (terrestres ou aquatiques), il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), de minimiser toutes les autres perturbations (telles que la déforestation intensive ou le défrichement), de favoriser la diversité des habitats et, bien sûr, de restaurer, d’agrandir et de protéger ces “refuges”. ” – tout ce que l’on peut faire notamment en (re)verdissant les villes (on ne dira pas non !), en diversifiant les cultures, en restaurant le débit naturel des rivières…

agriculture

Problèmes Sécheresse ou chaleur croissante, orages violents, inondations, bref, des phénomènes météorologiques extrêmes menacent l’agriculture : cultures endommagées voire détruites, terres arables dégradées, bétail souffrant… A noter les rendements du maïs, du soja, du riz ou encore du blé. déjà touchés : selon les estimations des experts, la production céréalière a chuté de 9 à 10 % entre 1981 et 2010. Si rien n’est fait, la situation va bien sûr s’aggraver : du fait des nouvelles conditions climatiques, trop chaudes et humides, des régions entières ne seront plus propices à l’agriculture. A la clé : des ressources alimentaires en baisse, des situations de plus en plus précaires pour les producteurs, des prix en hausse pour les consommateurs – ce qui de fait expose davantage les groupes les plus vulnérables aux risques de malnutrition et de pénurie alimentaire.

Solution Les professionnels ont besoin d’une meilleure gestion de l’eau et de l’irrigation, mais aussi d’une meilleure adaptation des cultures aux conditions climatiques grâce à des pratiques agro-environnementales générales telles que la diversification des cultures ou l’agriculture biologique – réduisant ainsi les dommages.


Santé

Problèmes Les maladies cardiovasculaires liées à la chaleur, celles qui sont produites par l’alimentation au sens large, ainsi que les zoonoses sont déjà en augmentation. Mais ce n’est pas tout : le GIEC s’inquiète aussi des effets du changement climatique sur la santé mentale – citant notamment l’anxiété provoquée par la crise environnementale ou les conséquences traumatisantes des catastrophes naturelles.

Solution Une réelle prise de conscience politique et individuelle qui permettrait de généraliser la mise en œuvre des mesures proposées ci-dessous.

Politique et individuel

Problèmes Bien que des efforts mondiaux aient été faits pour réduire les émissions de CO2, cela ne suffit pas. Le rapport dénonce ainsi « le manque de moyens mis en œuvre face au rythme du changement, signe d’un manque de volonté politique ». Et de mentionner, entre autres, le non-respect des engagements de Glasgow pour 2021 lors de la COP 26 en matière de doublement des budgets pour lutter contre le réchauffement climatique.

Solution Selon les experts, le “développement résilient au changement climatique” nécessite le respect des accords signés, mais aussi des efforts financiers plus importants dans certains secteurs clés, comme la transformation énergétique (réduction des émissions de CO2), la conservation et la protection des écosystèmes (restauration des forêts et des espaces naturels , arrêt de l’urbanisation, en particulier dans les zones côtières), etc.), réformes agraires, zelená green ’réaménagement urbain, stockage et réutilisation de l’eau…

Et que faire individuellement ? Le discours est bien connu – mais il s’agit de changer notre façon de vivre et de consommer, notamment en termes “d’alimentation saine issue d’une agriculture durable et locale”, de réduire les déchets en général, alimentaires et énergétiques en particulier.

Parce que faire pipi sous la douche, préférer le vélo ou les pieds à la voiture, n’acheter que ce dont on a vraiment besoin, recycler, manger local et de saison, éteindre les lumières, préférer le bicarbonate de soude et la graisse sur les coudes aux produits agressifs, il suffit de suivre ces des milliers de recommandations simples à mettre en œuvre au quotidien finiront par porter leurs fruits. Oui, oui, nous croyons…

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