Rhumatisme : causes, symptômes, traitement

Plus de 12 millions de Français souffrent de rhumatismes ! Cela signifie que ce mal est commun. Oui, mais faut-il s’inquiéter ? Explications.

Au quotidien, ces douleurs articulaires ils sont gênants et parfois très douloureux. Dès leur apparition, ils peuvent rejaillir sur les gestes du quotidien, mais aussi nous empêcher de dormir la nuit… Les rhumatismes, pris à tort pour la maladie des « vieux », touchent en réalité toutes les tranches d’âge ! D’après l’enquête Ifop “Français et Rhumatismes” réalisée pour l’Inserm et “Ensemble contre les rhumatismes” un tiers des 18-24 ans souffrent actuellement de douleurs articulaires. De plus, même les plus jeunes peuvent être touchés : 4 000 enfants en France en souffrentarthrite idiopathique juvénileforme “sévère” d’arthrite juvénile.

Différents types de rhumatismes

Bien sûr, toutes les douleurs ne se valent pas et il faut savoir distinguer le mal de la mauvaise position, de la statique ou du faux mouvement du rhumatisme. “Il existe des rhumatismes inflammatoires qui se définissent par une inflammation articulaire et qui peuvent toucher toute la population, des enfants aux personnes âgées”, explique Daniel Wendling, professeur de rhumatologie à l’hôpital de Besançon. Dans cette catégorie on retrouve notamment polyarthrite rhumatoïde et spondylarthrite ankylosante.

Il y a aussi rhumatismes dits dégénératifs qui se traduisent par une usure des structures articulaires : on parle principalement d’arthrose, qui touche surtout les personnes âgées de 50 ans et plus.

Enfin, il existe aussi des rhumatismes dont l’atteinte n’est pas purement articulaire, mais plutôt des douleurs “autour” de l’articulation, puis avec un retentissement sur les muscles, les tendons, etc. Si tout le monde peut s’inquiéter, ceux-ci se manifestent principalement en lien avec maladie des os comme l’ostéoporose (diminution de la masse osseuse) qui survient après l’âge de 60 ans.

Rhumatisme : causes et traitement

Oui, mais alors comment expliquez-vous l’apparition des rhumatismes ? “Il n’y a pas de cause unique”, poursuit Daniel Wendling. Par exemple, les rhumatismes inflammatoires peuvent être causés par une dérégulation du système immunitaire, mais peuvent également être causés par des facteurs environnementaux, comme le tabagisme, qui sont particulièrement impliqués dans le rhumatisme psoriasique. Dans l’arthrose, on sait que les éléments génétiques et les facteurs de stress locaux, comme les anomalies de l’architecture cartilagineuse ou l’utilisation excessive des articulations, doivent être pris en compte. »

Par conséquent, il existe un intérêt pour le conseil, car la condition doit être prise en charge en temps utile pour mettre en place des mesures visant à réduire le retentissement fonctionnel et l’évolution de la maladie.

En matière de traitement, encore une fois, tout dépendra du type de rhumatisme qui nous gêne. Lorsque rhumatisme inflammatoire S’il est possible de traiter et dans certains cas même de guérir, l’arthrose sera plus difficile à gérer, « car si des progrès ont été réalisés dans la compréhension des mécanismes de la maladie, il n’est pas encore établi que le traitement ait réellement fait ses preuves. efficace. Si des solutions existent, leurs effets s’avéreront « modestes ». Par conséquent, il existe un intérêt pour le conseil, car la condition doit être prise en charge en temps utile pour mettre en place des mesures visant à réduire le retentissement fonctionnel et l’évolution de la maladie. Actuellement, près de 10 millions de Français souffrent d’arthrose : c’est donc le rhumatisme le plus répandu.

Oui, mais quand consulter et pourquoi ?

Si vous remarquez une gène à certains mouvements qui persistent dans le temps, si vous avez des douleurs qui vous réveillent en fin de nuit, ou si vous avez des difficultés à bouger vos articulations le matin, il est préférable de consulter également un rhumatologue. Les maladies articulaires sont des maladies dont l’impact sur la qualité de vie, le sommeil, mais aussi la mortalité est crucial. C’est même la principale cause de maladie. Les rhumatismes sont également une cause majeure de douleur chronique. Ils ont un impact direct sur la mobilité et augmentent indirectement le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers en raison de la sédentarité qu’ils engendrent.

Les rhumatismes sont également une cause majeure de douleur chronique.

Le professeur Wendling confirme ainsi : « Oui, les rhumatismes peuvent entraîner des séquelles lorsque la maladie articulaire a provoqué une dégradation et parfois une destruction articulaire. De plus, dans certains cas, il est nécessaire d’avoir peur des manifestations systémiques (c’est-à-dire extérieures aux articulations), telles que des lésions inflammatoires de l’œil ou des poumons. »

Rhumatismes : tout le monde est concerné !

Ce qui est certain c’est que maladies rhumatismalessont fréquents et qu’en l’absence de soins appropriés, ils peuvent entraîner des conséquences et s’accompagner d’un raccourcissement de l’espérance de vie. Sans parler des situations les plus graves, on peut tout de même préciser que 65% des Français avaient des douleurs articulaires sur le sommeil, sans parler de leur impact sur les loisirs, la vie professionnelle et familiale ou encore la vie de couple.

C’est pourquoi il est important de développer votre “capital commun”

En l’absence de traitement, il est en effet possible de prévenir les rhumatismes. Voici l’idée de la développer”Capitale articulaire« À tout prix tout au long de la vie, et surtout dès l’enfance. Une fois qu’un patient est atteint d’une maladie rhumatismale, il peut être rapidement entraîné dans une spirale de sédentarité dont les effets néfastes sont connus, entre autres, sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Alors comment conserver ce fameux capital ? Une activité physique spécifique adaptée aux patients atteints de maladies ostéoarticulaires, une alimentation équilibrée pour éviter le surpoids, principal facteur de risque des rhumatismes, et les carences en calcium et vitamine D, qui augmentent le risque de rhumatismes. l’ostéoporose et donc les fractures. Bien sûr, arrêter de fumer ne peut être que bénéfique ! Nous favoriserons également une bonne hygiène bucco-dentaire, un facteur de risque avéré d’initiation et d’aggravation de la polyarthrite rhumatoïde.

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