Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : symptômes, diagnostic, traitement

La principale cause d’infertilité d’origine endocrinienne, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), est causée par un déséquilibre hormonal et touche environ 15% des femmes dans le monde. Cependant, cela n’empêche pas du tout d’avoir des enfants. On balance avec le professeur Sophie Catteau-Jonard, chef du service de gynécologie médicale au CHU de Lille.

RÉSUMÉ:

et syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est causée par une production excessive d’hormones mâles – androgènes – dans les ovaires. “Néanmoins, le nom est très mal choisi, car il ne s’agit absolument pas d’un kyste dans les ovaires, mais plutôt de petits follicules. »corrigé par le professeur Sophie Catteau-Jonard, gynécologue à Lille.

Ce n’est pas une maladie, c’est un syndrome : il y a autant de formes de SOPK que de patients. », continue. Environ 15% des femmes en âge de procréer sont également concernées.

SOPK : quels sont les symptômes ?

Les principaux symptômes du SOPK résultent d’une production excessive d’hormones mâles :

  • ET croissance excessive des cheveux sur le visage, la poitrine ou le dos ;
  • Acné;
  • Problèmes d’ovulation entraînant des troubles menstruels (soit des cycles irréguliers, soit une aménorrhée, une absence totale de menstruations) ;
  • Parfois perte de cheveux.

Chez les femmes en surpoids, un excès d’insuline rendra les symptômes plus graves et plus gênants. “Une femme mince qui prend 20 kilos aura plus de symptômes : la prise de poids peut révéler un SOPK”dit le professeur Sophie Catteau-Jonard.

La plupart des symptômes disparaissent avec l’âge.

Qu’est-ce qui cause le SOPK ?

Une femme atteinte du syndrome des ovaires polykystiques a tout autre risque de le transmettre à ses filles, précise le professeur Catteau-Jonard. Cependant, les “gènes du SOPK” n’ont jamais été identifiés. “Les facteurs génétiques ne représenteraient que 5 % des cas de transmission du syndrome des ovaires polykystiques. »poursuit le spécialiste.

Les facteurs expliquant la transmission du SOPK sont plutôt environnementaux. Chez les femmes enceintes et excès d’AMH (hormone anti-mullérienne) altère le placenta et provoque potentiellement le SOPK. Cet excès d’AMH est lui-même dû à la présence de nombreux petits follicules dans l’ovaire.

SOPK : comment se fait le diagnostic ?

Avant tout, il faut savoir qu’un gynécologue ou un endocrinologue doit confirmer le diagnostic d’ICP jusqu’à six à huit ans après les premières règles. Suivant, Trois caractères sont nécessaires pour parler du SOPK :

  • des signes d’hyperandrogénie (pilosité, acné) ou d’hyperandrogénie biologique,
  • trouble périodique
  • et les ovaires “gros” ou multifoliculaires.

Pour être diagnostiqué avec le SOPK, vous devez avoir au moins deux de ces trois symptômes.souligne le gynécologue.

Le diagnostic de SOPK est un diagnostic d’exclusion, on fait une série de tests hormonaux pour s’assurer que ce n’est pas autre chose.”, continue. Ensuite, vous pouvez effectuer une échographie du bassin, mais il ne suffit pas de dire que le SOPK a : “Certaines femmes peuvent avoir de nombreux petits follicules sur leurs ovaires ou de gros ovaires sans avoir le syndrome des ovaires polykystiques. »dit le spécialiste.

Comment le SOPK est-il traité ?

Une fois diagnostiqués, nous proposerons aux patients une aide pour traiter ce qui les dérange. », note le spécialiste. Le traitement sera propre symptomatiqueavec des solutions spécifiques soit dues à des menstruations irrégulières soit à des complexes liés par exemple à la pousse des cheveux.

Le SOPK peut-il entraîner des complications à long terme ?

En cas de surpoids, maladie cardiovasculaire ou diabète peut être favorisé.

Le SOPK peut également favoriser le développement du cancer de l’endomètre. “Lorsqu’une femme n’ovule pas bien, elle produit trop d’œstrogènes. La menstruation ne se produit pas et l’endomètre s’épaissit et peut se transformer en cancer. “

Il existe aussi le syndrome des ovaires polykystiques la principale cause d’infertilité endocriniennemais cela n’empêche pas d’avoir des enfants. “Beaucoup de femmes ont des problèmes d’ovulation, il peut être plus difficile de tomber enceinte, mais ce n’est pas impossible non plus. », rassure le gynécologue. Les femmes atteintes du SOPK sont équilibrées fertile plus longtemps : L’excès d’androgènes permet la croissance de petits follicules et prévient leur mort prématurée. Donc elles ont aussi la ménopause un peu plus tard.

Enfin, les femmes atteintes du SOPK ont des niveauxbeaucoup plus d’anxiété et de dépression que les femmes qui ne le font pas.

Quand consulter un médecin ?

Si ce n’est toujours pas régulier deux à trois ans après le début des règles, il est important de consulter un médecin.”, conseille le professeur Catteau-Jonard. Dès que l’inconfort devient trop important, l’aide d’un professionnel reste la solution de base.

A lire aussi :

Abonnez-vous à la newsletter Top Santé et recevez gratuitement les dernières actualités

Leave a Comment

%d bloggers like this: