Une heure et quart de marche rapide par semaine contre la dépression

En raison de son spectre d’action imbattable et de ses effets secondaires “désirables”, l’activité physique est prescrite depuis plusieurs années dans le traitement de certaines maladies chroniques. Des chercheurs de Cambridge ont tenté de déterminer dans quelle mesure il peut jouer un rôle dans la prévention de la dépression.

Maladie mentale courante – affectant 5 % des adultes et environ 280 millions de personnes dans le monde – la dépression est l’une des principales causes d’invalidité, qui est associée à une mortalité prématurée et à un risque de suicide. Le rôle de l’activité physique dans la prévention et la gestion de la maladie est déjà bien établi, mais des chercheurs de l’Université de Cambridge ont voulu savoir quelle dose d’activité physique a un effet significatif sur le risque de dépression. Ils ont compilé quinze études portant sur plus de 190 000 personnes – dont 28 000 déprimées – et ont conclu que faire deux promenades courtes et demie par semaine réduisait le risque de dépression de 25 %, mais même d’une heure et quart par semaine. une semaine est suffisante pour réduire significativement le risque de dépression (18 %) par rapport à ceux qui ne pratiquent aucune activité ; avec relativement peu d’avantages supplémentaires à augmenter ces niveaux d’activité. Quelque chose qui vous débarrassera de ne pas être enthousiaste à ce sujet. coupe croisée ou HIIT, et vous encourage à porter des baskets pour une visite régulière du quartier.

Est-ce si pratique pour l’activité physique ?

D’abord parce que le sport, bien que doux, libère des endorphines et autres neurotransmetteurs aux effets euphorisants et anti-inflammatoires. Les chercheurs soulignent également le rôle de l’activité physique sur la socialisation et la confiance en soi, ce qui peut aider à prévenir la dépression. “Le rôle social, anti-stress et socialisant du sport n’est plus à démontrer”, déclare le Dr Marie-Carol Paruit, chef de la médecine du sport au CHU de Nantes. Dr. Paruite. L’activité physique d’intensité modérée, à raison de 3 séances par semaine, pendant un mois, augmente la confiance globale, confirme l’Inserm dans un rapport publié en 2008. Enfin, le fait est que certaines de ces activités se déroulent en plein air et les effets de la nature sur le bien-être -être ont également été démontrés. .

Parmi les bienfaits du sport sur la santé, dont les preuves scientifiques s’accumulent d’année en année, on note également une diminution du risque d’hypertension artérielle et d’infarctus, une augmentation du « bon » cholestérol (HDL) et une diminution du « mauvais » ( LDL). Il faut donc à la fois prévenir les maladies cardiovasculaires et réduire leurs manifestations dès l’apparition des symptômes ; la marche suffit à réduire le risque. Les « petits piétons » (moins de 400 m par jour) ont un risque cardiovasculaire accru par rapport aux « longs piétons » (plus de 2 km/jour). L’exercice physique réduit également de près de 60 % le risque de développer un diabète chez les personnes intolérantes au glucose, selon le rapport exhaustif de l’Inserm de 2008. qui sont connus pour stimuler la prolifération cellulaire, notamment la prolifération des cellules cancéreuses. Ses bienfaits sont indéniables dans la prévention primaire des cancers du côlon, du sein, de l’endomètre et du poumon, selon un rapport de l’Institut national du cancer. Les femmes les plus actives auraient 20 % moins de risque de développer un cancer du sein que les femmes moins actives, selon une étude publiée dans le JAMA en 2005. Et les bienfaits sont encore plus efficaces pour prévenir les rechutes : après un cancer du sein, faites de l’exercice au moins 3 heures d’activité physique par semaine réduit le risque de rechute de 20 %. Ce nombre passe à 50 % chez ceux qui font du sport 9 heures par semaine. Des atouts récents : un squelette au top et plus de muscle, moins de stress et, étonnamment, aussi une mémoire visuelle améliorée par l’activité physique et même la station debout, selon une étude publiée dans le British Journal of Psychology en novembre 2018. Et cela s’explique par plusieurs mécanismes. Le sport favoriserait la neurogenèse – ou la création de nouveaux neurones – comme le démontre le Centre de Psychiatrie et Neurosciences de l’Université Paris-Descartes. L’exercice augmente le volume de l’hippocampe, le centre de mémoire de notre cerveau, grâce à la production de facteur neurotrophique cérébral (BDNF).

Juliette Serfati avec Sophie Cousin