une maladie chronique qui touche des millions de personnes

Il est également important de mentionner que nous avons la MPOC à chaque examen médical. © Freepik

Article mis à jour le 17.03.2022 à 03:50

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie encore mal connue. Elle toucherait cependant 3,5 millions de Français (chiffre 2010). Elle est souvent associée à d’autres maladies telles que le diabète, l’anémie, le cancer du poumon ou la dépression, également appelée bronchite chronique.

Qu’est-ce que la maladie pulmonaire obstructive chronique ?

La BPCO est une maladie inflammatoire chronique des bronches qui se caractérise par une dépression respiratoire progressive. Cela peut s’expliquer par la somme de divers facteurs. Dans un premier temps, après inflammation, les parois des bronches et des bronchiolites s’épaississent et entraînent une importante accumulation de mucus. Les voies respiratoires sont obstruées et l’inconfort se produit. Les bronches et les alvéoles perdent alors leur élasticité. Les alvéoles sont alors détruites, permettant l’échange de gaz lors de la respiration.

La MPOC est plus fréquente chez les fumeurs. 80% des cas de MPOC sont en fait associés au tabagisme. Depuis 2000, le nombre d’hospitalisations pour cette maladie chronique augmente chaque année. Rien qu’en 2017, près de 170 000 hospitalisations pour MPOC ont été enregistrées. Avec une clé 17 000 morts.

Les hommes restent les plus touchés par la BPCO en raison d’une consommation de tabac plus élevée. Elles sont de plus en plus nombreuses à fumer, mais le nombre de femmes concernées a fortement augmenté ces dernières années.

40 ans, âge fatal pour la BPCO

Le tabagisme est donc bien considéré comme la principale cause de maladie pulmonaire obstructive chronique. Cependant, la pollution de l’air ainsi que l’exposition fréquente à des produits chimiques ou à certains types de poussières (moisissures, poussières végétales, etc.) contribuent également au risque d’infection. Cette maladie chronique peut aussi être héréditaire.

Les premiers signes de bronchopneumopathie chronique obstructive apparaissent vers l’âge de 40 ans. En 2016, environ 7,5 % des personnes de plus de 40 ans souffraient de BPCO.

Les principaux symptômes de cette inflammation sont la toux chronique, un essoufflement inhabituel (essoufflement, difficulté à respirer dans les poumons) et la toux (écoulement de salive par la bouche). Ces symptômes apparaissent progressivement et s’aggravent avec le temps. Le diagnostic précoce de la BPCO est essentiel pour ralentir la progression de la maladie.

Comment limiter le développement de la BPCO ?

La MPOC est une maladie chronique qui ne se guérit pas. Le traitement utilisé ne peut que ralentir l’inflammation. Avant chaque prescription, le médecin pose certaines questions aux patients (A-t-il déjà fumé ? Est-il anormalement essoufflé ? Existe-t-il des maladies pulmonaires dans sa famille ?) afin de poser un diagnostic précis de la maladie. Il évalue également la sévérité de la dyspnée. Pour ce faire, le médecin effectue une spirométrie, un test respiratoire fiable, dans lequel le patient doit souffler le plus fort et le plus longtemps possible dans un tube relié à l’appareil. Plus les voies respiratoires sont obstruées, plus le volume d’air expiré est faible. Ce test mesure donc le volume d’air dans les poumons. Et définir le stade de la maladie (de 1 à 4).

Après avoir passé les tests (spirométrie et questionnaires), le patient est pris en charge. Votre médecin peut vous prescrire l’utilisation de bronchodilatateurs, des médicaments qui améliorent la circulation de l’air dans les voies respiratoires. La rééducation respiratoire peut être introduite pour ceux qui sont contraints de modifier leurs activités quotidiennes en raison d’un essoufflement intense. Cela peut passer physiothérapie respiratoire et l’éducation thérapeutique.

Les patients ont parfois recours à l’oxygénothérapie pour traiter les formes plus graves de BPCO. Cet apport d’oxygène doit être effectué au moins 15 heures par jour.

Lorsque le tabac et le cannabis sont diagnostiqués, il est fortement recommandé d’arrêter la consommation de tabac et de cannabis.

Vivre avec la MPOC

Vous pouvez vivre avec la MPOC. Cependant, nous devons rester vigilants à ce sujet. Par conséquent, le patient doit adhérer correctement à son traitement et être conscient de ses éventuels effets secondaires.

La vaccination contre la grippe et le pneumocoque est également fortement recommandée. Pratiquer une activité physique régulière (sans intensité élevée), une alimentation équilibrée et un suivi attentif de son poids sont autant de conseils pour un meilleur quotidien avec la BPCO.

CONNAÎTRE

Selon l’OMS, la maladie pulmonaire obstructive chronique pourrait devenir la troisième cause de décès dans le monde d’ici 2030.

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